Salut les sportifs! Que faire un lendemain de 8K de course à pied, sinon se dégourdir les jambes avec un V.T.T... J'ai l'habitude de ce parcours de 24K, traversant les communes de Chevrières, Bazicourt, Le plessy-villette, Sacy-le-petit, Grand-fresnoy, Canly, et finalement Le Fayel. Ce circuit compte toutefois 6 Kms de bitume pour relier les différentes parties en sous bois et les chemins de terre bordants les champs. Voici le récit de cette balade:
Départ de la maison: 14h10, je prends la direction du bois de Chevrières que je connais bien puisque c'est mon terrain d'entrainement en CAP. Aprés 1K sur un sentier de briques et cailloux compactés, je traverse le chemin de fer de la sucrerie, puis je bifurque à gauche dans la forêt de Chevrières. A ma gauche, un fosset dans lequel les rats se prélassent, et à ma droite la forêt composée de sous bois si serrés qu'à la vitesse où je passe je ne distingue pas grand chose. Je roule à environ 25 km/h, motivé par mon lecteur MP3 qui me balance "no tomorrow" à fond dans les oreilles...
2K, je quitte le bois pour prendre le chemin de cailloux blancs qui mène à Houdancourt, le vent de face me rappelle que le mois d'août n'en est pas un... Ci dessous une photo de ce chemin, nous sommes au 3eme kilomètre:
Je range mon appareil photo pour reprendre ma route, qui me mène assez vite à Houdancourt, village duquel je vais sortir en rentrant dans la forêt qui le borde. Cette forêt est vraiment trés diversifiée d'un point de vue terrain; Elle commence par un vrai bourbier: boue, orniére de tracteurs, et marre de pluie, c'est vrai que la nuit fût particulièrement humide... Au 5.7K, un passage que j'aime arrive: vous avez le choix entre le ruisseau, ou la passerelle en grillage à poule... Moi je préfére la paserelle, qui est ci dessous en photo, au passage, regardez la clarté de l'eau...
Aprés ce passage technique, place à l'épreuve de force: une belle montée de 1.5K, mélangeant le sable à la boue et ajoutant parfois, comme si c'était pas suffisant, des racines d'arbres...
Je suis décidé à ne pas poser le pied à terre dans cette portion, mais je me rappelle que la dernière fois que je suis passé ici, j'ai détruit une jante de mon VTT et j'ai réussi un magnifique soleil au dessus de mon guidon...
Aprés ce passage en force, me voici sur une route goudronée, merci au seigneur du VTT de me donner ce passage pour me reposer un peu... Mes cuisses brûlent encore de cette montée de malade dans le sable collant... Malheureusement, toutes les bonnes choses ont un revers, ici la boue coincée dans mes freins se décollent et vient frappé mes lèvres, je décide de rouler la bouche fermée pendant un petit moment car le goût "nature" de cette boue sablonneuse me dégoute... Cette route me méne à Plessy-villette, petite bourgeade perdue au milieux de la forêt, et dans laquelle je rejoint un chemin de sable, pour changer. Encore une fois, le chemin est trés collant, et la pente positive n'arrange rien...
Je vois le bout de ce chemin, 10ème kilomètre, je suis maintenant à Bazicourt, au pied du château d'eau qui symbolise la fin des chemins sablôneux... Au pied du château commence un long chemin de campagne que je vais prendre jusqu'à Grand-fresnoy, ci dessous la photo prise au pied du château:
On distingue dans le coin droit, le château d'eau, et au fond de la photo, le lieu dit de la montagne, commune de Grand-fresnoy. Aprés avoir traversé la route, le chemin fait d'herbe me ménera là-bas.
Lassé de m'arréter, retirer mon gant, prendre une photo, et repartir, je décide de faire l'ascencion du mont sans m'arreter, et de faire une photo de derrière, dans la descente. Le chemin en herbe roule tout seul, le dénivelé positif ressemble à une descente tant le terrain est propice à la vitesse. Sur mon chemin, je rencontre maitre renard, qui, alerté de ma vue, décide de détaler sans attendre, dommage, j'aurais bien fait une photo...
Plus loin, au 13K, je rattrape le bitûme pour 200 mètres, et je replonge vers le mont. Ascencion facile, qui me permet d'attaquer la descente tout de suite. Technique, voilà le mettre mot de cette descente: petites ornières çà et là m' emmènent sur le bord du chemin, me contraignant à heurter les ronces avec mes genoux, je prèfére encore çà à la chute... Puis viennent les pierres, qui sont là juste pour vous rappeler qu'une descente à 32km/h peut faire trés mal, quand on en perd le contrôle.... Ci dessous une photo prise vers la fin de la descente, le terrain est redevenu carrossable, et il s'élargit mais on voit au fond qu'il était beaucoup plus abrupte il y a encore quelques mètres...
Je sort définitivement de la forêt, épuisé de cette descente infernale, et je retrouve un sentier de cailloux blancs, où la difficulté ne provient pas du relief mais d'un élément particuliérement redoutable en pleine: Le vent!
Allez, pousses sur tes pédales!
Ci dessous le sentier de cailloux, que je parcours pendant plusieurs kilomètres, jusqu'à Le fayel, où je trouve le dernier chemin!!!!! Mon compteur indique 19K !! j'y suis presque!
Le ciel menace, si tout se passe bien, dans 15 minutes je serai à la maison...
Sur la droite de la photo, le mont vient mourrir dans la plaine, je l'ai fait, je l'ai gravit, puis descendu et comme un bon perdant, il vient me saluer au détour du dernier chemin qui le borde...
Cà y est, 22K, je quite Le fayel, par ce dernier chemin pourri, je rentre dans Chevrières en triomphant de tout ce bourbier, fatigué, mais heureux, heureux de l'effort accompli... Quoi de mieux que le dépassement de soi...
Une derniére photo du parcours:
Au fond, Chevrières...
Et ci dessous, moi, à l'arrivée, dans un état... boueux :-)
A la prochaine, j'espére que ce récit vous a plu...